EDUCATION ET TRANSMISSION

      LE RETOUR DU CITOYEN 104  (rencontre  de  jeunes  à Bordeaux) N’est-ce pas le sentiment d’abandon que je crois

discerner chez nos concitoyens en général, et plus particulièrement chez les jeunes ? Je n’ai eu  de cesse de vouloir abattre cette muraille se dressant entre les autres et moi-même, sans toujours y parvenir.

      LE RETOUR DU CITOYEN 104  (suite)

Jamais  nous  n’avions  été aussi démunis et désorientés devant cet éternel prolongement  de  nous-mêmes  que sont les jeunes. On a beau retourner le sujet dans tous les sens,  les  faits  sont têtus : nous sommes coupés de notre jeunesse, par ailleurs totalement dépolitisée.

      LE RETOUR DU CITOYEN100 (aux jeunes de Bordeaux)

(un jeune homme : Nous voulons prendre nous mêmes les responsabilités) -mais sois tranquille, on va y arriver. Parce que tu es le printemps et que je suis l’ automne . les choses commencent toujours par le printemps, j’ en ai vu de très tardifs, mais c’est toujours Le printemps qui avait raison. parce que sans printemps, il ne peut pas y avoir d’ automne, Tu vois, j’ai confiance.

      LE RETOUR DU CITOYEN 105  (un  plan  Marshall  pour l’éducation) Refonder dans les meilleurs délais un nouveau

pacte  de  l’instruction  publique  en  France  est  une  priorité.  Il  convient de remettre l’éducation,  la  formation,  l’apprentissage au cœur de cette nouvelle approche citoyenne et républicaine.

(il faut associer) les parents qui ont tant besoin d’être soutenus [.. .] replacés dans leur véritable rôle de parents ,il  faut associer les grandes branches socioprofessionnelles et d’abord évaluer précisément le nombre de jeunes selon leur tranche d’âge et leur formation.

et relancer un grand programme de recherche, à la hauteur des besoins de notre pays, en vue de son redressement.

      LE RETOUR DU CITOYEN 110  (cf. patrimoines) Elle le doit d’abord à son histoire, aux anciens qui se sont battus

pour qu’elle ne perde pas son âme. Mais elle le doit surtout à ses enfants, à la jeunesse, au nom du vivre ensemble, comme une mère veille à l’union de sa famille.

      LA PAROLE DONNÉE 23 Même cette  langue que nous n’étions déjà plus que quelques-uns à parler couramment, le béarnais

Ce n’est pas faute d’avoir multiplié les efforts, car je ne voulais faire de peine ni à mes parents ni à mes maîtres. Mais la seule idée de partir pour l école le lundi matin me rendait malade. Le temps n’ arrangea rien. les années passaient et je me sentais toujours aussi gauche et différent des autres. Même cette  langue que nous n’étions déjà plus que quelques-uns à parler couramment, le béarnais, était objet de railleries. Incapable de me rendre compte que ces différences faisaient ma richesse je les vivais comme autant d’obstacles; à mes  yeux, elles m’ isolaient, me coupaient des autres.